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      XML: Donat Agosti, oxygen, 2.12.2005; taxonx1 (2h)
      completing introduction, 9.12.2005 (1h)
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      <mods:titleInfo>
        <mods:title>The Malagasy Fauna of Strumigenys</mods:title>
      </mods:titleInfo>
      <mods:name type="personal">
        <mods:role>
          <mods:roleTerm>Author</mods:roleTerm>
        </mods:role>
        <mods:namePart>Fisher, Brian L. 1957 -</mods:namePart>
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    <!--
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    <tax:head>
      <tax:title>
        HISTOIRE
        
        PHYSIQUE, NATURELLE ET POLITIQUE
        
        DE
        
        MADAGASCAR
        
        PUBLIÉE
        
        PAR ALFRED GRANDIDIER.
        
        VOLUME XX. HISTOIRE NATURELLE DES HYMÉNOPTÈRES.
        
        DEUXIEME PARTIE :
        
        LES FORMICIDES,
        
      </tax:title> 
      <tax:author>Forel, Auguste
      Department of Entomology, California Academy of Sciences, 875 Howard Street,
      San Francisco, California 94103 USA; bfisher@calacademy.org
      </tax:author>
    </tax:head>

    
    <tax:pb id="pb-1" n=""/>
    <tax:div><tax:p>PARIS, LIBRAIRIE HACHETTE ET CIE,
    
    BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79.
    
    
    <tax:pb id="pb-2" n=""/>
    HISTOIRE
    
    PHYSIQUE, NATURELLE ET POLITIQUE
    
    DE
    
    MADAGASCAR
    
    PUBLIÉE
    
    PAR ALFRED GRANDIDIER.
    
    VOLUME XX. HISTOIRE NATURELLE DES HYMÉNOPTÈRES.
    
    DEUXIEME PARTIE :
    
    LES FORMICIDES,
    
    PAR A. FOREL,
    
    PROFESSEUR À L’UNIVERSITÉ DE ZURICH.
    
    
    PARIS.
    
    IMPRIMÉ, PAR AUTORISATION DE M. LE GARDE DES SCEAUX,
    
    À L’IMPRIMERIE NATIONALE.
    
    M DCCC XCI.
    
    </tax:p></tax:div>
    <tax:pb id="pb-3" n=""/>
    <tax:div type="introduction">
      <tax:p>AVANT-PROPOS(1).
      </tax:p>
      <tax:p>Le présent travail a été commencé, il y a plusieurs années, à la demande de M. H. de Saussure, qui m'a prié de décrire les Fourmis récoltées à Madagascar par M. Alfred Grandidier. Grâce à l’inépuisable obligeance de M. Grandidier et à l’ardeur infatigable avec laquelle il poursuit son œuvre — l’étude de l’histoire naturelle de Madagascar — j'ai fini par disposer d’un matériel suffisant pour donner une idée générale de la faune si intéressante et si spéciale des Formicides de cette île.
      </tax:p>
      <tax:p> Le noyau primitif m'a été fourni par les chasses de M. Grandidier. Puis sont venues s'ajouter les intéressantes récoltes faites par Hildebrandt au centre de l’île, dans le pays des Hova comme dans celui des Betsileo, récoltes qui m'ont été aimablement communiquées par M. le Dr Dewitz, conservateur du Musée de Berlin. M. le Dr Conrad Keller, professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, ayant fait un voyage à Madagascar, y a récolté des Fourmis parmi lesquelles se sont trouvées plusieurs espèces nouvelles provenant de Tamatave, de Nosibé, etc.
      </tax:p>
      <tax:p>  A la demande de M. Grandidier, le Révérend Père Camboué,
        (1) Dans ce travail, nous avons aussi étudié les Fourmis des îles voisines, qui, en réalité, appartiennent à la même faune.
<tax:pb id="pb-4" n=""/>
       qui réside à Antananarivo, MM. Humblot, Grevé, Sikora et le Dr Besson, vice-résident de France à Fianarantsoa, nous ont aussi envoyé
       des Fourmis. Les récoltes du Père Camboué sont particulièrement intéressantes et nous ont fourni les sexes ailés de plusieurs espèces. 
       M. Humblot a trouvé le nid, très curieux, du Cremastogaster Ranavulonœ.
      </tax:p>
      <tax:p>
        M. Henri de Saussure a eu l’obligeance de me communiquer à plusieurs reprises des Fourmis de Madagascar de diverses provenances, en particulier les belles récoltes faites par M. O’Swald, de la maison William O’swald de Hambourg. M. O’Swald a donné ses collections au Musée d’histoire naturelle de Hambourg, dont le directeur a mis gracieusement les Formicides à notre disposition.
      </tax:p>
      <tax:p> Mon ami, M. le professeur Emery, de Bologne, a bien voulu me permettre de décrire une nouvelle espèce qu’il avait reçue (le Camponotus Dufouri) et m'envoyer la description et la figure d’une autre espèce nouvelle [Cataulacus Oberthüri, Emery) que je publie ici sous son nom, en lui adressant mes meilleurs remerciements. Je lui dois aussi les seuls exemplaires que j'aie vus de l’ Odontomachus Coquereli, Roger.
      </tax:p>
      <tax:p>
        M. E. André, de Gray, a eu l’obligeance de me donner des doubles de deux espèces de Madagascar qu’il a publiées et de me fournir plusieurs indications précieuses sur quelques autres provenant également de cette île. Enfin j'ai reçu deux espèces nouvelles de M. Camillo Schaufuss, du Museum Ludwig-Salvator, à Meissen (Saxe).
      </tax:p>
      <tax:p>
        Qu'il me soit permis de remercier ici toutes les personnes qui m'ont ainsi fourni le meilleur de ce travail, mais avant tout M. Grandidier, qui en est l’âme et l’initiateur.
      </tax:p>
      <tax:p>
        Grâce à tous ces concours, j'ai obtenu une série de quatre-vingt-dix
<tax:pb id="pb-5" n=""/>
      espèces de Formicides de Madagascar et des îles voisines (en y comprenant les îles de la Réunion et de Maurice). Ces quatre-vingt-dix espèces sont réparties en vingt-neuf genres. En plus, il y a neuf races (ou sous-espèces) et treize variétés qui sont propres à Madagascar (non compris les races ou variétés qui sont les seuls représentants d'une espèce dans cette île).
      </tax:p>
      <tax:p>
        Nous avons donc cent douze formes plus ou moins distinctes, dont quatre-vingt-quinze sont particulières à Madagascar et aux îles voisines.
      </tax:p>
      <tax:p>
        Sur les quatre-vingt-dix espèces distinctes qu'on a trouvées à Madagascar, aux Comores, aux îles Maurice et de la Réunion, soixante-six n'ont été trouvées que dans ces îles et nulle part ailleurs (presque loutre à Madagascar même ou à Nosibé). De ces soixante-six espèces, spécialement malgaches, cinq ont été décrites par Roger, quatre par Aiidn-. une par Smith, un»* par Emery et cinquante-cinq par moi (trente-cinq et celle d Emery pour la première fois).
      </tax:p>
      <tax:p>
        Les particularités que présente la faune de Madagascar ressorti-ront encore mieux si nous jetons un coup d'œil sur les vingt-quatre espèces qui restent. Sept d'entre elles ne sont représentées à Madagascar que par une race ou variété propre à cette île; sur ces sept, l'espèce typique appartient pour deux à l'Afrique tropicale, pour une à la presqu'île Sinaï, pour trois à l'Asie tropicale et pour une au monde entier (espèce cosmopolite). Des seize espèces dont la forme typique est représentée à Madagascar, pour deux desquelles la provenance me paraît un peu douteuse et dont deux ou trois autres proviennent des îles de la Réunion ou de Maurice, six sont absolument cosmopolites, c'est-à-dire qu'elles ont été transportées
    <tax:pb id="pb-6" n=""/>
   
    
    dans toutes les régions tropicales du inonde par le mouvement de la navigation. Des dix espèces qui restent, quatre appartiennent à la faune de l’Asie tropicale et six à celle de l’Afrique tropicale. Des types bien caractérisés de cette dernière catégorie sont le Cremastogaster tricolor pour l’Afrique tropicale orientale, le Technomyrmex albipes et le Leptogenys falcigera pour l’Asie tropicale. Il y a enfin une espèce ou plutôt un groupe considérable de races répandues sur toute la surface du globe, le Camponotus maculatus de Fabricius: sur les quatre races du C. maculatus qui habitent Madagascar, une seule, le C. maculatus i. sp., lui est commune avec l’Afrique entière; les trois autres lui sont spéciales.
      </tax:p>
      <tax:p>
        Si donc nous supprimons les espèces cosmopolites et celles dont le représentant malgache est une race ou une variété spéciale, il ne nous reste que quatre espèces typiques communes à Madagascar et à l’Asie, et sept espèces typiques communes à Madagascar et à l’Afrique. Le fait est vraiment étonnant, étant donnée l’extension géographique relativement considérable des espèces de Fourmis.
      </tax:p>
      <tax:p>
        Par contre, à l’exception des genres Aeromyrma, Simopone et Mayria, Madagascar n'a pas de genre particulier (tout au plus les sous-genres Euponera et Otomyrmex). Le singulier genre Mystrium de Roger, qu’on avait cru jusqu’à ces derniers temps propre à Madagascar, lui est commun avec la Birmanie (Mystrium Camillœ, Emery, qui a été décrit dernièrement).
      </tax:p>
      <tax:p>
        Il est curieux qu’aucun Dorylide n'ait été trouvé jusqu’ici à Madagascar, tandis que cette sous-famille est très répandue dans l’Asie et l’Afrique tropicales. H est probable qu’on l’y découvrira un jour. Les genres qui sont représentés à Madagascar le sont tout à la fois
        <tax:pb id="pb-7" n=""/>
        en Afrique et en Asie, à l’exception des suivants: Aeromyrma, Simopone, Mayria, qui sont spéciaux à l’île; Mystrium, Technomyrmex, Oligomyrmex, qui ne sont représentés qu’en Asie (le dernier l’est également en Europe), et Paltothyreus, qui n'est représenté qu’en Afrique.
      </tax:p>
    </tax:div>
    
    <tax:div type="">
      <tax:p>
        OUVRAGES DANS LESQUELS SONT DÉCRITES DES FOURMIS DE MADAGASCAR.
      </tax:p>
      <tax:p>
        N. B. Cette liste ne comprend pas les travaux où sont décrites des espèces provenant d’autres parties du monde et qui, parce qu’elles sont très répandues, ont été retrouvées plus tard à Madagascar.
      </tax:p><tax:p>
    Drury, Illustrations of Natural History, London, t. II (1770).
      </tax:p>
      <tax:p>    
    FABRICIUS, Entomologia systematica emendata et aucta (1792 à 1794).
      </tax:p>
      <tax:p>    
    Smith Fr., Catalogue of the Hymenopt. ins. of the British Museum, part VI, Formicidae (1858).
      </tax:p>
      <tax:p>    
    Roger, Die Ponera artigen Ameisen, part II, Berliner entomolog. Zeitschrift (1861), p. 30.
      </tax:p>
      <tax:p>    
    Roger, Einige neue exotische Ameisen-Gattungen und Arten, Berliner entomologische Zeitschrift (1862), p. 245.
      </tax:p>
      <tax:p>    
    Roger, Die neu aufgeführten Gattungen und Arten meines Formiciden Verzeichnisses, Berliner entomologische Zeitschrift (1863), 134 p. 134 et 135.
      </tax:p>
      <tax:p>    
    Roger, Verzeichniss der Formiciden-Gattungen und Arten, Berl. entom. Zeitschrift (1863).
      </tax:p>
      <tax:p>    
    André, Description de quelques Fourmis nouvelles ou imparfaitement connues, Revue d’entomologie (novembre 1887).
      </tax:p>
      <tax:p>    
    A. Forel, Diagnoses provisoires de quelques espèces de Fourmis de Madagascar, récoltées par M. Grandidier, Bulletin de la Société entomologique de Belgique (1er mai 1886).
      </tax:p>
      <tax:p>    
    A. Forel, Études myrmécologiques en 1886, Annales de la Société entomologique de Belgique, t. XXX (6 novembre 1886).
      </tax:p>
      <tax:p>    
    A. Forel, Fourmis récoltées à Madagascar par le Dr Conrad Keller, Bulletin de la Société entomologique de Suisse, vol. VII, n° 10 (octobre 1887).
      </tax:p>
    </tax:div>
    <tax:pb id="pb-8" n="1"/>
    
    <tax:div type="synopsis">
      <tax:p>HISTOIRE NATURELLE
    DES
    FORMICIDES DE MADAGASCAR.
       </tax:p>
       <tax:p>LISTE DES ESPÈCES, RACES ET VARIÉTÉS DE FOURMIS TROUVÉES À MADAGASCAR ET DANS LES ÎLES VOISINES.</tax:p>
        <tax:p> (Les chiffres arabes se rapportent aux espèces; les chiffres romains aux races; les lettres a à n aux variétés. )</tax:p>
       <tax:p>1.    Camponotus Hildebrandti. Imerinä. — Pays des Betsileo.</tax:p>
       <tax:p> 2.    Camponotus Dufouri. Forêts des environs de Tamatave.</tax:p>
      <tax:p>      a. var. imerinensis. Imerinä.</tax:p>
      <tax:p>
        3.    Camponotus cervicalis. Nosibé. —Forêts de Madagascar. 4. Camponotus egregius, r. Gouldi. "Madagascar".</tax:p>
      <tax:p>
        I. Camponotus maculatus, r. Hagensii. Centre de Madagascar.</tax:p>
      <tax:p>
      5.    Camponotus maculatus i. sp. N'gasiya (Grande Comore). Nosibé. — " Madagascar", d’après une vieille étiquette de Boivin du Musée de Paris, mais je ne l’ai pas reçu de Madagascar même. 
        II. Camponotus maculatus, r. hova. "Madagascar". — Morondava (côte Ouest).</tax:p>
      <tax:p> III.    Camponotus maculatus, r. Radamœ i. sp. Forêts de Madagascar (en particulier des environs de Tamatave).</tax:p>
      <tax:p>       b.    var. mixtellus. De la même provenance.
      </tax:p>
      <tax:p>       c.   var. hovoides. Imerinä (Antananarivo, etc. ). —Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p>       IV.    Camponotus maculatus, v. Boivini. "Madagascar".
      </tax:p>
      <tax:p>       6.    Camponotus aurosus. Ile Maurice.
      </tax:p>
      <tax:p> 7.    Camponotus Ellioti. "Madagascar".
      </tax:p>
      <tax:p> 8.    Camponotus Grandidieri. "Madagascar". — Nosibé.
      </tax:p>
      <tax:p> 9.    Camponotus niveosetosus, var. madagascariensis. "Madagascar". — Fianarantsoa.
      </tax:p>
      <tax:p> 10.    Camponotus Darwinii. Imerinä.
      </tax:p>
      <tax:p>  d.    var. rubropilosus. Imerinä. — Forêt d’Analamainty.
      </tax:p>
      <tax:p>  11.    Camponotus Radovand#x00E6;;. "Madagascar". — Centre de Madagascar (Antananarivo). —
      Morondava (côte Ouest).
      </tax:p>
      <tax:p>  e.   var. Radovœ-Darwinii. Imerinä.
      Formicides.                                                                                                                           1
      <tax:pb id="pb-9" n="2"/> 
      2                                                      MADAGASCAR.
      </tax:p>
      <tax:p> 12.   Camponotus ursus. "Madagascar".
      </tax:p>
      <tax:p> 13.   Camponotus nosibeensis."Madagascar". — Nosibé.
      </tax:p>
      <tax:p>  14.   Camponotus Edmondi. Forêts des environs de Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p>  f. var. Ernesti. De la même localité.
      </tax:p>
      <tax:p>  15.   Camponotus echinoploides. Forêt située à 3o milles dans l’Ouest de Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p>  16.   Camponotus Sibreei. De la même localité que le précédent.
      </tax:p>
      <tax:p> 17.   Camponotus robustus. "Madagascar2. — Forêts de l’Est. — Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p> 18.   Camponotus sericeus. Île Maurice.
      </tax:p>
      <tax:p> 19.   Camponotus quadrimaculatus. "Madagascar". — Fianarantsoa.
      </tax:p>
      <tax:p> g. var. gibber. Imerinä.
      </tax:p>
      <tax:p> 20. Camponotus Lubbocki. Imerinä (Antananarivo). V. Camponotus Lubbocki, r. christoides. Nosibé.
      </tax:p>
      <tax:p> 21.   Camponotus Kelleri. Environs de Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p> 22.   Camponotus Christi. Imerinä (Antananarivo). — Pays des Betsileo. VI. Camponotus Christi, r. Foersteri. De la même localité que le précédent.
      </tax:p>
      <tax:p> 23.   Camponotus dromedarius. Imerinä (Antananarivo).
      </tax:p>
      <tax:p> 24.   Camponotus nasica. Fianarantsoa. — Imerinä.
      </tax:p>
      <tax:p> 25.   Camponotus Cambouei. Imerinä (Antananarivo).
      </tax:p>
      <tax:p> 26.  Mayria madagascariensis. "Madagascar".
      </tax:p>
      <tax:p> 27.   Colobopsis cylindrica. Ile Maurice.
      </tax:p>
      <tax:p> 28.  Polyrhachis bihamata. Anjouan (Comore)?
      </tax:p>
      <tax:p> 29.   Prenolepis longicornis. Nosibé.
      </tax:p>
      <tax:p> 30.   Prenolepis bourbonica. Ile de la Réunion.
      </tax:p>
      <tax:p> 31.   Prenolepis vividula, r. madagascariensis. Nosibé. — Pays des Betsileo.
      </tax:p>
      <tax:p> 32.   Prenolepis Ellisii. Imerinä (Antananarivo, forêt d’Analamainty). — Fianarantsoa. —       Forêts près de Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p> 33.  Prenolepis Humbloti. "Madagascar". — Forêts de l’Est. — Imerinä.
      </tax:p>
      <tax:p> 34.   Prenolepis glabra. Imerinä.
      </tax:p>
      <tax:p> 35.  Acantholepis capensis. "Madagascar". — Nosibé.
      </tax:p>
      <tax:p> 36.   Technomyrmex albipes. Tamatave. — Imerinä (Antananarivo, Ambavahaditokanä, etc.).
      </tax:p>
      <tax:p> 37.   Technomyrmex Mayri. Bois situé à 3o milles au Nord-Ouest de Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p>  38.   Tapinoma melanocephalum. Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p> 39.   Odontomachus hœmatodes. Environs de Tamatave. — Forêts de l’Est de Madagascar.
      </tax:p>
      <tax:p>  40.   Odontomachus Coquereli. "Madagascar".
      </tax:p>
      <tax:p> 41.   Anochetus africanus, var. madagascariensis. Nosibé. — Environs de Tamatave.
      <tax:pb id="pb-10" n="3"/>      FORMICIDES.                                                        
      </tax:p>
      <tax:p> 42. Anochetus Grandidieri. Forêts de Madagascar. 43. Leptogenys falcigera. Environs de Tamatave. 44. Leptogenys maxillosa. Nosibé. — Ile Maurice.
      </tax:p>
      <tax:p> 45.   Leptogenys incisa. Montagne de Lokobé (à Nosibé).
      </tax:p>
      <tax:p> 46.    Mystrium mysticum. Côte Est (Fénérive. — Bois situé à 3o milles de Tamatave, etc. ).
      </tax:p>
      <tax:p> 47.   Lobopelta O’Swaldi. Bois situé à 3o milles au Nord-Ouest de Tamatave. 48. Lobopelta Saussurei. Mahanorö.
      </tax:p>
      <tax:p> 49. Ponera sakalava. Centre de Madagascar.
      </tax:p>
      <tax:p> 50. Ponera (Euponera) Sikorœ. Imerinä.
      </tax:p>
      <tax:p> 51.   Bothroponera Wasmannii. Nosibé.
      </tax:p>
      <tax:p> 52.    Bothroponera comorensis. Nosibé. — "Madagascar".
      </tax:p>
      <tax:p> 53.   Bothroponera Perroti. Fénérive.
      </tax:p>
      <tax:p> 54.   Bothroponera Cambouei. Imerinä (Antananarivo, etc).
      </tax:p>
      <tax:p> 55.   Paltothyreus tarsatus. "Madagascar".
      </tax:p>
      <tax:p> 56.   Parasyskia imerinensis. Imerinä.
      </tax:p>
      <tax:p> 57.   Simopone Grandidieri. Imerinä?
      </tax:p>
      <tax:p> 58.    Cataulacus Ebrardi. "Madagascar". —Antananarivo and#x2642; ? —Morondava (côte Ouest).
      </tax:p>
      <tax:p> 59.    Cataulacus Oberthüri. Forêt d’Alahakato. — Environs de Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p> 60.   Meranoplus Radamœ. Centre de Madagascar.
      </tax:p>
      <tax:p> 61.    Tetramorium guineense. Environs de Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p> 62.    Tetramorium Blochmannii. Bois sur les bords de l’Ivondronä, près de Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p> h. var. montanum. Imerinä (Antananarivo). — Fianarantsoa.
      </tax:p>
      <tax:p> 63.    Tetramorium (Xiphom. ) Kelleri. Bois sur les bords de l’Ivondrona, près de Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p> 64.    Tetramorium (Xiphom. ) Humbloti. N'gasiya (Grande Comore).
      </tax:p>
      <tax:p> 65.    Tetramorium (Xiphom. ) Bessonii. Fianarantsoa (pays des Betsileo).
      </tax:p>
      <tax:p> 66.    Tetramorium (Xiphom. ) Schaufussii. "Centre de Madagascar".
      </tax:p>
      <tax:p> 67.    Cardiocondyla Emeryi, var. Rasalamae. Imerinä (Antananarivo, etc. ).
      </tax:p>
      <tax:p> 68. Cardiocondyla Shuckardi. Imerinä (Antananarivo).
      </tax:p>
      <tax:p> 69.   Monomorium Pharaonis. "Madagascar". — Morondava, etc. (côte Ouest).
      </tax:p>
      <tax:p> 70.    Monomorium minutum. Imerinä (Antananarivo).
      </tax:p>
      <tax:p> 71.    Aphaenogaster Swammerdami. Imerinä. (Antananarivo, etc. ). — Fianarantsoa. —
      Ihosy (pays des Bara). — Nosibé.
      </tax:p>
      <tax:p> i. var. curta. Morondava (côte Ouest).
      </tax:p>
      <tax:p> 72.   Pheidole longispinosa. Imerinä (Antananarivo, etc. ).
      </tax:p>
      <tax:p> 73.   Pheidole O’Swaldi. Bois situé à 3o milles au Nord-Ouest de Tamatave.
        <tax:pb id="pb-11" n="4"/>                                                   MADAGASCAR.
      </tax:p>
      <tax:p> VII. Pheidole O’Swaldi, r. Bessonii. Fianarantsoa.
      </tax:p>
      <tax:p> 74. Pheidole megacephala. Madagascar (partout). — Nosibé. — and#x00CE; Île de la Réunion, etc. k. var. scabrior. "Madagascar".
      </tax:p>
      <tax:p> 75.    Cremastogaster Grevei. Morondava (côte Ouest).
      </tax:p>
      <tax:p> 76.    Cremastogaster hova. Rois sur les bords de l’Ivondronä, près de Tamatave. VIII. Cremastogaster hova, r. nosibeensis. Nosibé.
      </tax:p>
      <tax:p> 77.    Cremastogaster Schenki. Imerinä (Antananarivo).
      </tax:p>
      <tax:p> 78.    Cremastogaster Ranavalonae. Bois sur les bords de l’Ivondronä, près de Tamatave. —
      Forêts de Madagascar.
      </tax:p>
      <tax:p> 79.    Cremastogaster tricolor. " Madagascar". — Vohémar. — Tamatave. — Morondava.
      </tax:p>
      <tax:p> l. var. decolor. Forels de Madagascar.
      </tax:p>
      <tax:p> 80.    Cremastogaster Degeeri. "Madagascar". — Inierinä (Antananarivo, Ambohipo, etc. ).
      — Fianarantsoa.
      </tax:p>
      <tax:p> 81.    Cremastogaster madagascariensis. Tamatave. — Forêts de l’intérieur de Madagascar.
      </tax:p>
      <tax:p> 82.    Cremastogaster senegalensis. "Madagascar".
      </tax:p>
      <tax:p> 83.    Cremastogaster Rasoherinae. Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p> 84.    Cremastogaster inermis, r. Sewellii. "Madagascar". — Imerinä (Antananarivo). —
      Fianarantsoa.
      </tax:p>
      <tax:p> m. var. dentatus. Morondava (cote Ouest).
      </tax:p>
      <tax:p> 85.    Cremastogaster Kelleri. Bois sur les bords de l’Ivondronä, près de Tamatave.
      </tax:p>
      <tax:p> 86.   Aeromyrma Nosindambo, "Madagascar". — Imerinä (Antananarivo, etc. ).
      </tax:p>
      <tax:p> 87.    Oligomyrmex Grandidieri. Antananarivo.
      </tax:p>
      <tax:p> 88.   Sima Grandidieri. Centre de Madagascar.
      n. var. Hildebrandti. Pays des Betsileo.
      89.    Sima Sahlbergii. Rois sur les bords de l’Ivondronä, près de Tamatave. 
      </tax:p>
      <tax:p>  IX. Sima Sahlbergii, r. morondaviensis. Morondava (côte Ouest).
      </tax:p>
      <tax:p> 90.    Sima Rakotonis. Morondava (côte Ouest).
      </tax:p>
    </tax:div>     
     <tax:div>
       <tax:p>Cette liste ne donne qu’une idée relative et approximative de la répartition des formes dans le domaine de Madagascar et des îles environnantes. Pour Se faire une opinion, il faut tenir compte des faits Suivants:
       </tax:p>
       <tax:p>1° Sauf dans le cas où il entre en concurrence avec une autre île, le terme "Madagascar" doit être simplement éliminé du calcul, car il ne permet pas de juger dans quelle partie de l’île l’insecte a été pris.</tax:p>
       <tax:p> 2° Souvent une espèce est représentée dans la partie centrale de l’île par une autre race ou variété que sur la côte. Ainsi le C. Hagensii est propre au centre, le C. maculatus aux petites îles, le C. Radamœ i. sp. à la côte Est. C'est pourquoi je crois rendre mieux
       <tax:pb id="pb-12" n="5"/>
           compte de la géographie morphologique en comptant chaque race et chaque variété, aussi bien que chaque espèce, comme unité.
           </tax:p>
       <tax:p>
    3° Il est certain que plusieurs formes qui jusqu’ici n'ont été trouvées que dans une région seront prises plus tard dans d’autres, ce qui ne donne à nos chiffres qu’une valeur très relative. Cependant les chasses de diverses personnes à Nosibé, aux environs de Tamatave et au centre de l’île, permettent déjà de reconnaître certaines différences de faune dont on ne peut douter. Plusieurs espèces qui se retrouvent toujours dans les envois de l’Imerinä (Antananarivo, etc. ) et de Fianarantsoa ne se sont encore trouvées dans aucun envoi des environs de Tamatave et vice versa. Il n'y a qu’à étudier la liste ci-dessus pour s'en assurer.
       </tax:p>
       <tax:p>
    En somme, on peut distinguer jusqu’ici quatre régions qui dénotent des différences accentuées dans leur faune:
       </tax:p>
       <tax:p>
    a.    Centre de l’île (région élevée, dénudée, massif montagneux): Imerinä (Antananarivo, etc. ), Fianarantsoa et la région Betsileo explorée par Hildebrandt et par Ie Dr Besson;
       </tax:p>
       <tax:p>
    b.    Côtes Ouest et Sud, sèche, sablonneuse (Morondava), qui se rapproche de la région a;
       </tax:p>
       <tax:p>
    c.    Région côtière Est et Nord, humide, avec de nombreuses forêts. Les points les plus explorés de cette région sont Tamatave et ses environs, ainsi que l’île de Nosibé qui s'y rattache entièrement. Fénérive, Vohémar, Mahanoro; les forêts du versant oriental qu’a explorées M. Humblot s'y rattachent aussi;
       </tax:p>
       <tax:p>
    d.    Iles Maurice et de la Réunion.
       </tax:p>
       <tax:p>
    Il est possible que les îles Comores (N'gasiya, etc. ) aient une faune myrmécologique particulière, mais les matériaux provenant de ces régions font encore trop défaut.
       </tax:p>
       <tax:p>
    Parmi les cent quatre formes (unités) comptées d’après les données précédentes, en laissant de côté les indications "Madagascar", nous avons donc la répartition suivante:
       </tax:p>
       <tax:p>
    Centre de Madagascar seulement......................   38 formes.
       </tax:p>
       <tax:p>
    Tamatave, forêts, côtes Est et Nord seulement............   29
       </tax:p>
       <tax:p>
    Morondava, côte Ouest Seulement.....................     7
       </tax:p>
       <tax:p>
    Nosibé seulement..................................     5
       </tax:p>
       <tax:p>
    Ile Maurice seulement..............................     3
       </tax:p>
       <tax:p>
    Île de la Réunion seulement.........................     1
       </tax:p>
       <tax:p>
    Iles Comores (N'gasiya, Anjouan) seulement..............     2
       </tax:p>
       <tax:p>
    Centre de Madagascar et côtes de l’Est et du Nord.........     4
       </tax:p>
       <tax:p>
    Nosibé et Tamatave................................     3
       </tax:p>
       <tax:p>
    "Madagascar" et Nosibé............................      4
       </tax:p>
       <tax:p>
    Centre de Madagascar et Nosibé.......................     2
       </tax:p>
       <tax:p>
    Nosibé et N'gasiya.................................     1
       </tax:p>
       <tax:p>
    Nosibé et île Maurice...............................     1
       </tax:p>
       <tax:p>
    Centre et côte Sud-Ouest...........................      2
       </tax:p>
       <tax:p>
    Côtes Est, Nord et Sud-Ouest........................      1
       </tax:p>
       <tax:p>
    "Madagascar" (centre), région côtière (Tamatave, etc. ), forêts,
       </tax:p>
       <tax:p>
    Nosibé, île de la Réunion.........................     1
       </tax:p>
 
   </tax:div> 
    
    
    <!-- Add missing pages -->
    <tax:pb id="pb-13" n="6"/>       
    <tax:div type=""><tax:p>DESCRIPTION 
    
    DES ESPÈCES, RACES ET VARIÉTÉS DE FOURMIS
    
    TROUVÉES
    
    À MADAGASCAR ET DANS LES ÎLES VOISINES.
    </tax:p>
    </tax:div>
    
    <tax:treatment>
      <tax:nomenclature>
        I. SOUS-FAMILLE 
        <tax:name>CAMPONOTIDand#x00C6;</tax:name>
      </tax:nomenclature>.
    <tax:div type="description">
      <tax:p>Un seul article au pédicule. Abdomen proprement dit sans rétrécissement. Nymphes ordinairement dans un cocon, parfois nues. Le gésier a un calice droit, recourbé ou réfléchi, mais toujours recouvert de forts muscles circulaires qui le séparent de la cavité du jabot.
      </tax:p>
      <tax:p>
        Chez les and#x263F;, and#x2640; et 4 : Glande à veine formant sur le dos de la vessie un coussinet aplati et ovale; tube sécréteur de la glande large dans le coussinet. Vessie à venin grande et ovale. Aiguillon transformé en un petit appareil rudimentaire servant à soutenir l’orifice du canal de sortie de la vessie. Acus renflés à l’extrémité. Vagina acuum transformé en une pièce transversale (sans pointe médiane). Orifice du cloaque petit, tubu-leux, apical, cilié. Pas de glandes anales.
      </tax:p> 
    </tax:div>   
    </tax:treatment>
    
    <tax:treatment>
      <tax:nomenclature>Ie TRIBU : 
        <tax:name>CAMPONOTII</tax:name>
      </tax:nomenclature>
    <tax:div type="description">
      <tax:p>
        Gésier étroit, allongé, à calice droit ou un peu évasé antérieurement. Antennes de douze articles chez les and#x263F;, les and#x2640; et les soldats, de treize chez les and#x2642;. Fosse clypéale séparée de la fosse antennaire. L’insertion des antennes est éloignée de l’épistorne et située au bord externe des arêtes frontales (chez les genres malgaches). Ailes des 9 et des and#x2642; avec une cellule cubitale, sans cellule discoïdale.
      </tax:p>
    </tax:div>
    </tax:treatment>

      
     <tax:treatment>     
      
       <tax:nomenclature>Genre <
<tax:pb id="pb-14" n="7"/>     
         <tax:name>CAMPONOTUS</tax:name>.<
       <tax:citation>CAMPONOTUS, Mayr, Europäische Formicide», (1861).</tax:citation>
      </tax:nomenclature>
      <tax:div type="description">
        <tax:p>and#x263F;, 9 et and#x2642;. Nymphes entourées d’un cocon. Deux sortes de and#x263F;, les unes (and#x263F; majores) à tête très grosse et à corps trapu, les autres (and#x263F; minores) à tête petite et à corps grêle. Une série de formes intermédiaires relient ces deux types. Premier segment de l’abdomen environ de la même longueur que le second. La tête n'est pas tronquée antérieurement. Arêtes frontales recourbées en S. Palpes maxillaires de six, labiaux de quatre articles.
      
      and#x263F; et and#x2640;. Abdomen ovale.
      
      and#x2642;. Premier article du funicule des antennes à peine plus long que le second; valvules génitales extérieures en forme d’épines.
        </tax:p> 
      </tax:div>
     <tax:div type="discussion">
       <tax:p>       C'est le genre le plus considérable de tous les Formicides. Les espèces extremes diffèrent énormément les unes des autres par leur faciès, mais on trouve- entre elles toutes les transitions imaginables, ce qui a rendu impossible jusqu’ici la division de ce genre en coupes naturelles. Les Camponotus diffèrent des Polyrhachis et des Mayria par leur abdomen et par le dimorphisme partiel de l’ouvrière (voir ces genres). Le genre voisin Colobopsis se distingue par sa nymphe nue et par la présence d’un soldat à tête tronquée antérieurement. Le genre Echinopla a des palpes de cinq et quatre articles, et le genre Myrmecopsis de gros yeux atteignant les angles postérieurs de la tête. Chez le genre Rhinomyrmex, l’epistome forme une protubérance en forme de nez.
       </tax:p>
       </tax:div>
    </tax:treatment>
    
      <tax:treatment>
        <tax:nomenclature> I. <tax:name>camponotus HILDEBRANDTI</tax:name>, <tax:author>Forel</tax:author>.
          <tax:figures>(Pl. III, (ig. 1, et pl. I, fig. 1, l’et ib.)</tax:figures> <tax:citation>Camponotus HILDEBRANDTI, Forel, Études myrmécoloipques en 1886</tax:citation>.</tax:nomenclature>
      
    <tax:div type="description">
      <tax:p>and#x263F; MINOR. Longueur 10 mill, à 10,5. Tête large devant d’à peine 1,6 et à son bord postérieur d’à peine o,5 mill., longue de 2,6 mill, (sans les mandibules). Longueur d’une antenne 8,7 mill., d’un tibia postérieur 4,0 à 4,2 mill. La tête ne commence guère à se rétrécir que derrière
      
      
      --------------------------------------------------------------------------------
      
        <tax:pb id="pb-22" n="15"/>      FORMICIDES.  
      
      les yeux. A partir de son bord articulaire qui a la largeur du devant du pronotum, elle s'élargit d’abord faiblement, puis fortement, mais elle n'a pas de rétrécissement colliforme comme chez le C. singularis. Elle est fort épaisse, très convexe en dessus et en dessous. Mandibules armées de six dents, a bord terminal court, à bord externe médiocrement courbé, luisantes, à ponctuation éparse bien marquée, faiblement mais nettement réticulées sur leur moitié basale. Epistome obtusément caréné, à lobe fort court et également arrondi (sans trace d’angles latéraux). Aire frontale très grande, occupant tout le bord postérieur de l’épistome, mais peu distincte. Thorax extrêmement étroit, presque cylindrique (faiblement élargi devant). Le mésonotum et la face basale du métanotum sont à peine convexes. Cette dernière est quatre à cinq fois longue comme la face déclive. Ecaille vue de côté conique, mais tronquée sur son tiers antérieur inférieur et fort étroite, plus longue que large. L’épaisseur de sa base est égale à sa hauteur. Elle est très atténuée en pointe mousse, mais sans être acuminée au sommet. Abdomen allongé, étroit. Les tibias ne sont pas prismatiques, mais faiblement aplatis.
      </tax:p>
      <tax:p>
      Assez luisante, avec un éclat soyeux, métallique. Sculpture assez finement et assez faiblement réticulée sur le devant de la tête (y compris l’épistome et l’aire frontale), transversalement ridée sur le derrière et les côtés de la tête, sur le thorax et sur l’abdomen, circulairement ridée sur l’écaille, réticulée-ridée sur les pattes et le dessous de la tête. La ponctuation éparse piligère est petite et effacée partout. Tout le corps assez abondamment et régulièrement couvert d’une pubescence espacée très longue, d’un blanc un peu jaunâtre. Cette pubescence est trop espacée pour former duvet; elle n'est entièrement ou presque entièrement couchée que sur l’abdomen. Partout ailleurs, elle est obliquement soulevée, en particulier sur le thorax, les tibias et les scapes. Sur les tibias et sur les scapes, elle est plus courte, et fort abondante sur ces derniers où elle est très soulevée et forme le passage à la pilosité entièrement dressée. Cette dernière est très éparse, longue, jaune-blanchâtre, nulle sur les tibias et sur les scapes, surtout marquée sur l’abdomen, le front, le vertex et au milieu du pronotum, derrière. Les tibias n'ont pas de piquants.
      </tax:p>
      <tax:p>
      3.
      
      
      --------------------------------------------------------------------------------
      
        <tax:pb id="pb-23" n="16"/>                                                 MADAGASCAR.
      
      Noir; coude des antennes, genoux, extrémité des hanches et métatarses d’un jaune blanchâtre; tiers périphérique des mandibules rou-geâtre.
      </tax:p>
      <tax:p>
      La forme aussi bien que la sculpture du thorax rappellent celles des Odontomachus, en particulier de l’O. chelifer, mais les rides sont beaucoup plus fines.
      </tax:p>
      <tax:p>
      and#x2640;. Longueur environ 13 mill. Petite relativement à la and#x263F; minor, avec laquelle elle a de grands rapports. Tête à peine élargie derrière, longue de 3 mill, (sans les mandibules) et large de 2,1 mill. Pattes et antennes longues et grêles. Ecaille très élevée, fortement rétrécie, presque acu-minée à son sommet (ce qui est très rare chez les femelles de Camponotus). Carène de l’épistome un peu plus forte que chez la and#x263F; minor. Lobe de l’épistome extrêmement court et entièrement arrondi, comme chez la and#x263F; minor. Sculpture, pubescence, pilosité et couleur exactement comme chez la and#x263F; minor, mais le dessus du mésonotum est assez fortement réticulé et peu luisant, tandis que l’écusson est très faiblement réticulé et très luisant. La pubescence est très éparse sur le mésonotum et sur l’écusson.
       </tax:p> 
    </tax:div>
        <tax:div type="distribution">
          <tax:p>Pays des Betsileo (récoltée par Hildebrandt, Musée de Berlin); Ime-rina (Rév. Père Gamboué et M. Sikora).</tax:p>
        </tax:div>
        <tax:div type="diagnosis">
          <tax:p>Cette espèce ressemble aux C. Lespesii, Forel, et C. longipes, Gerstäcker, et se rapproche du groupe maculatus. Elle est facile à distinguer par ses genoux, ses métatarses et ses coudes blanchâtres, tandis que le reste est noir, par sa sculpture, sa pubescence et sa taille grêle.
          </tax:p>
        </tax:div>
      </tax:treatment>
      
 
 
  </tax:taxonxBody>
</tax:taxonx>
